13 juillet 2016 ~ 0 Commentaire

L’infinitésimalité des particules et la grandeur du monde:

Les maisons dansent gaiement autour de moi, les mouvements tourbillonnants s’accélèrent dans une valse magistrale qui clôt le spectacle urbain. Les toits aériens s’élèvent alors vers le ciel qu’ils effleurent de leurs pointes ébènes et les vitres s’échappent de la charpente, dont les fondations s’effondrent dans un ultime ébranlement rugissant. Bientôt, les paysages environnants, spectateurs de ce tango enflammé, se joignent à la liesse partagée des premières lueurs d’Hélios- l’astre résigné qui s’agite vainement par dessus nous. Les fleurs des jardins résidentiels déploient au monde entier leurs splendeurs secrètes, parfums cachés et couleurs dissimulées sous le voile rayonnant de la rosée matinale, les jeunes tulipes ouvrent leurs pétales odorants, révélant une fraiche alcôve perlée d’où s’évadent quelques grains de pollen rebelles, et les belles roses dorent leurs carapaces écarlates sous les ardents rayons solaires.

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