07 août 2016 ~ 0 Commentaire

carnet de vie

Quatre longs mois se sont écoulés sans que je ne me manifeste- une conséquence, sans doute, de ce mal-être qui me mine en permanence et m’empêche parfois de m’ouvrir au monde extérieur. Je me renferme sur moi-même, je devrais plutôt demander de l’aide; une clôture invisible fait obstacle à mes efforts les plus désespérés. Je me suis souvent interrogée sur ce comportement (à forte tendance masochiste?) inexplicable; quand l’individu lambda agit rationnellement, conscient de la loi suprême loi de causalité qui règle jusqu’au moindre aspect de son existence, je navigue dans un univers éthéré, une sorte de Purgatoire dont je ne distingue plus la sortie; je me perds dans les sombres allées du nihilisme, sans jamais vraiment choir cependant. Disons simplement que je me suis contentée de cet état dépressif qui s’est agrippé à moi depuis ces années. De cette résignation dérive ma répugnance à décrire mon malaise intérieur; peut-être pourrais-je conjurer le sort en ne l’évoquant pas (encore que ce genre de spéculation exige une volonté de guérison, celle qui me manque cruellement et m’incite à me complaire dans un état léthargique). L’écriture apparait comme une alternative intéressante. Elle ne suppose pas de contact direct entre les deux interlocuteurs, d’une part; puis, je dispose au moins de la possibilité d’élaborer une réflexion argumentée ou de me reprendre sur certains termes. Mais je n’échappe pas à la tentation d’enjoliver les évènements ou de les parer de couleurs et de parures ambrées; peu importe. Ce que je m’efforce de retracer ici, c’est la transformation morale que j’ai pu expérimenter au plus profond de moi même au cours des derniers mois; parfois, les faits seront inexacts, ou confus, ou passés sous silence, du moment bien sûr que de telles imprécisions ne nuisent pas à la solidité de l’ensemble. C’est à mon propre cheminement psychologique que je m’intéresse ici; les aventures de la vie, bonheurs ou vicissitudes, n’ont pour unique but que d’étayer l’idée principale. Aussi, leur omission, volontaire ou non (les caprices de la mémoire…) n’est pas signifiante. Je tenterai, aussi bien que le permettent mes facultés littéraires, d’écrire clairement, sans fioritures inutiles- ces expressions poétisées qui ne font sens qu’à leur auteur. J’éviterai également les trop longues digressions- connaissant mon penchant pour les dissertations absconses dont le lecteur sort souvent plus embrouillé qu’il ne l’était au départ.

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